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Lord Sacks, le Grand Rabbin d’Angleterre, a déclaré mercredi soir au club de réflexion Theos:
« L’Europe, du moins la population européenne de l’Europe, est en train de mourir. Cela fait partie des vérités qu’on ne peut pas dire aujourd’hui. Nous sommes en train de subir l’équivalent moral du changement climatique, et personne n’en parle. »
La presse anglaise s’interroge: « le grand rabbin s’inquière-t-il des immigrés musulmans? »
“Where today in European culture with its consumerism and instant gratification – because you’re worth it – where will you find space for the concept of sacrifice for the sake of generations not yet born? Europe, at least the indigenous population of Europe, is dying.That is one of the unsayable truths of our time. We are undergoing the moral equivalent of climate change and no one is talking about it.”
source (source fdesouche.com)

Un profond malaise a saisi l'Amérique en découvrant le profil de l'officier Nidal Malik Hasan, responsable de la plus grande tuerie jamais perpétrée sur une base de l'armée américaine. Ce psychiatre militaire, musulman d'origine palestinienne né il y a trente-neuf ans en Virginie, a passé dix ans sous l'uniforme avant de tirer sur ses compagnons d'armes à Fort Hood (Texas) aux cris d'«Allah akbar !»
Jeudi matin, il avait revêtu une djellaba et coiffé sa calotte blanche de musulman pour prendre un café à l'épicerie de la base. Sur une vidéo, on l'en voit ressortir, le sourire aux lèvres. Mais, quelques heures plus tard, il se rend en uniforme militaire au centre d'entraînement où quelque 400 soldats désarmés passent un examen médical avant leur déploiement en Afghanistan ou en Irak. Là, il ouvre le feu avec deux armes de poing. Le massacre - 13 morts, dont un civil, et 30 blessés - ne prend fin qu'après l'intervention d'une femme officier de police, qui est blessée mais neutralise le tueur. «Pourquoi, en dix ans, cet homme n'a-t-il pas pu se construire une identité militaire ?», s'est interrogé l'ex-psychiatre militaire Paul Ragan sur CNN.
» Images de Nidal Malik Hasan avant la fusillade
En attendant les réponses de l'officier meurtrier, soigné dans un hôpital civil, les détails fournis par ses proches indiquent qu'un conflit intérieur a pu miner sa personnalité, le poussant à trahir sa «famille militaire» au nom de sa foi. Appelé à être déployé prochainement en Irak, Hasan ne cachait pas son inquiétude et son opposition à cette guerre contre des musulmans. Des messages Internet signés du nom de Nidal Malik Hasan avaient d'ailleurs retenu l'attention des services de renseignement. L'auteur y expliquait que les islamistes auteurs d'attentats suicides devaient être comparés aux soldats occidentaux se jetant sur des bombes pour sauver leurs camarades… Des déclarations qui suscitent un débat sur la surprenante incapacité de la hiérarchie militaire à se pencher sur la radicalisation idéologique d'un officier en partance pour l'Irak.
Quand il habitait en Virginie, lieu d'une communauté musulmane connue pour abriter nombre de radicaux, Hasan pratiquait régulièrement sa foi. Curieusement, sur un formulaire lui permettant de trouver femme à travers la mosquée, il avait indiqué être de nationalité palestinienne plutôt qu'américaine.
Selon son cousin, Nader, et sa tante, Noël, il disait souffrir d'ostracisme depuis les attentats du 11 septembre 2001 et se querellait souvent avec d'autres soldats à propos des guerres d'Irak et d'Afghanistan. Selon la chaîne ABC, le psychiatre était surnommé «Camel Jockey», une insulte raciste, par certains de ses collègues. «Il avait embauché un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème. Il était prêt à rembourser l'État pour pouvoir quitter l'armée, mais il était arrivé au bout de ses possibilités», a expliqué son cousin.
Si la thèse d'un acte isolé est privilégiée, la piste terroriste n'est pas exclue par l'enquête. Quelle qu'en soit l'issue, la tragédie de Fort Hood pose de manière abrupte la question du contrôle des musulmans enrôlés dans l'armée américaine et de leur recrutement. Elle remet aussi au cœur du débat ces troubles psychologiques qui agitent une armée soumise à la pression de missions à répétition tenues pour responsables de la forte progression des suicides (128 en 200
. Autant dire que la tuerie de Fort Hood ne va pas faciliter la tâche d'Obama au moment de se prononcer sur l'envoi de troupes en Afghanistan.
Source: Le Figaro
« J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire. »
Enoch Powell, député britannique, 20 avril 1968
Peckham est située dans le district londonien de Southwark. Promenade dans la rue principale…
[VIDEO]http://www.youtube.com/watch?v=SSJcgDH06wE&feature=player_embedded#
Wembley, banlieue du nord-ouest de Londres, est le quartier où se trouve le célèbre Wembley Stadium, stade de l’équipe nationale anglaise de football…
[VIDEO]http://www.youtube.com/watch?v=-1b9J8D3tOg&feature=player_embedded#
KABOUL — Cinq soldats britanniques ont été tués mardi par un policier afghan qui a ouvert le feu sur eux à un barrage dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mercredi le ministère britannique de la Défense, tandis qu'une enquête des forces afghanes et internationales a été ouverte.
L'attaque a eu lieu dans le district de Nad Ali de la province du Helmand, a indiqué le ministère. Trois soldats appartenaient au régiment des Grenadier Guards et deux à la police militaire royale.
"Selon les premières informations, un policier afghan a ouvert le feu sans avertissement à un poste de contrôle", a indiqué un porte-parole militaire du ministère.
L'hypothèse d'un tir ami semble écartée au profit d'un acte délibérément hostile.
"Il semble qu'un policier afghan, agissant peut-être avec la complicité d'un second policier, a soudain fait défection. Nous ne connaissons pas ses motivations. Tous les efforts possibles sont faits pour capturer les responsables de cette attaque", a ajouté le porte-parole.
Le président Hamid Karzaï a demandé au ministère de l'Intérieur d'"amener les responsables devant la justice".
"Ils ont combattu pour rendre l'Afghanistan plus sûr, mais avant tout pour que le Royaume-Uni soit plus sûr par rapport au terrorisme et à l'extrémisme qui continuent de nous menacer à partir des frontières de l'Afghanistan et du Pakistan", a écrit le Premier ministre britannique Gordon Brown dans un message de condoléances.
Le Helmand, où sont basés une grande partie des soldats britanniques, est l'une des provinces les plus dangereuses du pays, un bastion des talibans et le premier centre de production d'opium.
L'attaque fera l'objet d'une enquête du ministère afghan de l'Intérieur et de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.
"Quatre soldats britanniques ont été tués, un cinquième est mort des suites de ses blessures et six ont été blessés au cours d'une opération dans le sud de l'Afghanistan mardi. Deux policiers afghans ont aussi été blessés", est-il écrit dans un communiqué commun du ministère afghan de l'Intérieur et de l'Isaf.
"Nous sommes profondément affectés par la perte subie par nos partenaires de l'Isaf et nous prions pour les familles des tués et les blessés dans cette attaque absurde. Il semble s'agir d'un incident isolé", a commenté le ministre de l'Intérieur, Haneef Atmar, cité dans le communiqué.
Ces décès portent le bilan des pertes britanniques à 229 morts depuis le début de l'intervention militaire dans ce pays en 2001. 49 soldats britanniques ont péri aux mois de juillet, août et septembre.
Le Royaume-Uni a déployé 9.000 soldats en Afghanistan et prévoit d'en envoyer 500 supplémentaires malgré une présence de plus en plus critiquée par les Britanniques.
L'Afghanistan est en proie à l'insurrection meurtrière des talibans, en dépit de la présence de plus de 100.000 soldats étrangers. L'année 2009 se révèle déjà la plus meurtrière depuis la chute du régime taliban en 2001, aussi bien en ce qui concerne les victimes civiles, que celles dans les forces de sécurité afghanes et internationales.
AFP
LONDRES(NOVOpress)
Avec la France, la Grande-Bretagne se situe à la pointe du phénomène d’islamisation de l’Europe. Longtemps terre d’asile de la plupart des leaders musulmans extrémistes en exil, le pays abrite de nombreuses organisations radicales.
Ainsi, une marche en faveur de l’instauration de la charia en Grande-Bretagne était prévue hier à Londres.
La marche, organisée à l’appel de l’organisation islamiste extrémiste « Islam for the UK» (L’islam pour le Royaume-Uni) appelant à l’instauration de la charia (loi islamique) dans le pays, a finalement été annulée pour des « raisons de sécurité ». Sa programmation avait en effet suscité un grand émoi dans l’opinion publique anglaise et avait déclenché plusieurs appels à des contre-manifestations.
A Leeds par exemple, quelques 300 militants de la Ligue de Défense anglaise (EDL), une organisation nationaliste disant lutter contre l’islamisation de la société, se sont rassemblés pour protester contre les « organisations extrémistes musulmanes ». Les militants ont chanté des chansons patriotiques et l’hymne national « God Save the Queen» .
L’annulation de la manifestation islamiste a été accueillie avec satisfaction mais au rythme de l’islamisation du pays, certains se demandent cependant si ce n’est pas simplement partie remise.

Le projet devrait être doté d'un budget de 150 millions de dollars et ne pas montrer le prophète de l'Islam à l'écran...
D'un prophète à l'autre. Après avoir acquis une renommée mondiale avec les aventures de Neo/Keanu Reeves dans Matrix, le producteur Barry Osborne s'attèle donc à un projet hautement risqué: l'adaptation à l'écran de la vie de Mahomet.
Au nom du principe qui veut qu’on ne se défende efficacement contre un péril que si l’on en comprend la nature, l’éditeur parisien André Versaille a choisi de publier (en français), sous le titre Al-Qaida, Manuel pratique du terroriste, le manuel dit « de Manchester », un guide précis d’entraînement au terrorisme conçu par al-Qaida à l’usage de ses membres.
Le texte, transcrit brut de brut mais volontairement amputé de certains détails « techniques » à ne pas mettre entre toutes les mains, est annoté et commenté par Arnaud Blin, un politologue de renom spécialiste du terrorisme. C’est cet apport qui donne vraiment un sens à ces 18 leçons très didactiques décrivant méthodiquement tout ce qu’un parfait terroriste doit connaître pour assassiner, empoisonner, enlever, préparer et déclencher des attentats, mais aussi pour se fondre dans la société occidentale, recruter, espionner, fabriquer de faux papiers, échapper aux poursuites, se défendre et résister aux éventuels interrogatoires, s’évader et délivrer les frères emprisonnés. Tout cela bien sûr au nom du jihad, contre le monde occidental peuplé d’infidèles et d’apostats.
Cet opuscule avait été découvert en mai 2000 par des enquêteurs britanniques au domicile d’un membre avéré d’al-Qaida à Manchester. Authentifié al-Qaida pur jus, il avait à l’origine été traduit de l’arabe en anglais par les services secrets britanniques avant d’être distribué à plusieurs services de renseignements dans le monde mais il n’avait jamais été diffusé dans le grand public en dehors d’internet.
Voici un livre d’horreur, une machine à tuer, où la réalité dépasse la fiction. A lire froidement, sans passion, mais avec intelligence.
source : medium4you.be
A lire ici 56 pages mises gracieusement en ligne par l’Editeur.
Maria Fekter, ministre de l’Intérieur autrichien, a déclaré vouloir « éliminer » les islamistes intégristes d’Autriche. Les Verts parlent de « méthodes mafieuses ». Le FPÖ et le SPÖ veulent « des actes et non des paroles ».
Maria Fekter s’en est pris avec une force inhabituelle aux extrémistes musulmans. « Nous devons renforcer la législation afin de circonscrire les fondamentalistes qui prennent de plus en plus d’importance et les éliminer d’Autriche » aurait déclaré la ministre, selon le journal télévisé Rundschau am Sonntag.
La ministre accuse les immigrés d’être pour une grande part responsables de la criminalité en Autriche : « Une grande partie des actes criminels est le fait d’étrangers ». Maria Fekter souhaite commencer par les jeunes : certains se déclareraient être à la recherche d’une place d’apprentissage pour pouvoir toucher les allocations familiales. « Je ne veux plus prendre sur mon budget l’argent qui servira à verser des allocations à des jeunes qui ne font rien, à part commettre crimes et délits.» ajoute-t-elle.
Source : le journal autrichien Der Standard.(via: novopress.info)
Le monde arabe, combien de divisions ?
(paraphrase de celle prononcée par Staline à propos du Vatican
Première leçon de cette étude, si l’on compte 1,57 milliard de musulmans (23% de la population mondiale), l’Asie représente la plus grande proportion d’entre eux, soit plus de 60% du total. Les quatre pays les plus peuplés de musulmans sont, dans l’ordre : l’Indonésie (202 millions), le Pakistan (174 millions), l’Inde (160 millions) et le Bangladesh (145 millions). Le pays arabe le plus peuplé de musulmans n’arrive qu’en cinquième position, c’est l’Egypte (78 millions). L’Afrique du Nord et le Proche-Orient ne comptent que 315 millions de musulmans (à peine plus de 20% du total), suivis de l’Afrique subsaharienne (240 millions). 80% des musulmans habitent des pays où ils représentent une large majorité.(1)
Dans le même ordre de la connaissance de l’Autre, un ouvrage important est écrit par John L. Esposito, un des meilleurs spécialistes américains de l’Islam, et Dalia Mogahed, une analyste travaillant pour l’institut de sondage Gallup : Who speaks for Islam ? What a billion muslims really think (« Qui parle au nom de l’Islam ? »). Cet ouvrage est intéressant à plus d’un titre, pour la première fois, à notre connaissance une image de la situation des musulmans dans le monde est donnée. Alain Gresh, qui le présente, écrit : « Cet ouvrage s’appuie sur une très large enquête d’opinion, à travers plus de 35 pays et représentant, selon les auteurs, plus de 90% des 1,3 milliard de musulmans. L’idée est de faire parler les musulmans eux-mêmes et pas les responsables ou les experts. Les auteurs résument ainsi les principaux résultats de leur enquête. »
« Les musulmans n’ont pas une vision monolithique de l’Occident. Ils jugent les différents pays en fonction de leur politique, pas de leur culture ou de leur religion. Leur principal rêve est de trouver du travail, pas de s’engager dans le djihad. Ceux qui approuvent des actes de terrorisme sont une minorité et cette minorité n’est pas plus religieuse que le reste des musulmans ».(2)
« Ce que les musulmans admirent le plus dans l’Occident, c’est sa technologie et la démocratie ; ce que les musulmans condamnent le plus en Occident, c’est la "décadence morale" et la rupture avec les valeurs traditionnelles (dans des proportions similaires à celles des... Américains). Les femmes musulmanes veulent à la fois des droits égaux et le maintien de la religion dans la société. La majorité ne veut pas que les dirigeants religieux aient un rôle direct dans l’élaboration des Constitutions, mais est favorable à ce que la loi religieuse soit une source de la législation ». Pour la majorité des musulmans (plus de 90% dans certains pays), la religion est un aspect essentiel de leur vie. » « Beaucoup considèrent la religion comme un aspect primordial de leur identité. L’Islam n’est pas, pour ses fidèles, ce qu’il apparaît aux ob-servateurs étrangers, une simple carapace de règles contraignantes et de punition. Pour beaucoup de musulmans, c’est une boussole mentale et spirituelle qui donne un sens à la vie, les guide et leur donne de l’espoir. Une proportion importante des personnes disent que leur vie a un but important (90% pour les Egyptiens, 91% pour les Saoudiens). »(2)
« Les auteurs montrent les changements de la situation des femmes depuis quelques décennies, avec leur intégration massive dans l’éducation (notamment au niveau de l’université). Elles veulent toutes plus de droits et notamment l’égalité juridique avec les hommes, le droit de vote en dehors de toute pression familiale, la possibilité de travailler à n’importe quel poste en fonction de leur qualification (c’est notamment le cas de 76% des Saoudiennes). Désirent-elles pour autant être "libérées par l’Occident" ? Pourtant, quand on leur demande si adopter les valeurs occidentales ferait avancer leur cause, seules 12% des femmes indonésiennes, 20% des Iraniennes et 18% des Turques sont d’accord. Elles pensent que l’attachement à leurs valeurs spirituelles et morales est un élément important dans les progrès que leur situation doit connaître. "Travailler pour le progrès des femmes en s’appuyant sur la charia plutôt qu’en l’éliminant est un thème qui renaît dans les sociétés musulmanes contemporaines." Les femmes musulmanes veulent à la fois le respect de leur religion et leurs droits ; alors qu’elles admirent certains aspects de l’Occident, elles n’adoptent pas toutes les valeurs de l’Occident ; la majorité des femmes musulmanes considèrent avec suspicion les défenseurs occidentaux des droits des femmes. »(2)
De l’analyse rapide des deux études précédentes, on peut déduire que l’essentiel de l’Islam est asiatique. Les pays musulmans asiatiques semblent se développer dans l’ensemble, selon les règles de la démocratie et connaissent des taux de croissance à deux chiffres (Malaisie, Indonésie). De plus, l’alternance est consacrée (Turquie, Malaisie, Inde, Pakistan). Il est donc faux d’attribuer les problèmes des sociétés arabes à l’Islam qui est de ce fait innocent des avanies que subissent les musulmans arabes en son nom. Pourquoi alors, le monde arabe est-il dernier partout comme le martèlent chaque année les Rapports du Pnud ? Pourquoi l’alternance se fait-elle toujours par l’émeute ? Pourquoi le Monde arabe dans son ensemble, traduit moins de livres que
Dans les années 60, Le Monde dit « arabe » était relativement mieux placé au niveau des indicateurs de développement économiques et sociaux que l’Amérique latine. En quarante ans, la régression est patente à la mesure du désarroi des sociétés et des individus privés de repères et de règles de jeu,soumis à un autoritarisme permanent, asservis dans un climat de répression qui fait que l’impasse paraissant durer mille ans [on a calculé qu’en moyenne un potentat arabe restait au pouvoir une vingtaine d’années, le record du Guinness est détenu sans conteste par El Gueddafi], le désespoir gagne des couches sociales de plus en plus importantes. Résultat des courses : les pays prennent un retard qui n’est pas linéaire, mais exponentiel.
On aurait pensé, écrit Hicham Ben Abdallah El Alaoui, que sur le plan économique, les « ajustements structurels » (y compris les privatisations et la réduction des subventions étatiques), les accords de libre-échange, l’appel aux investissements et les incitations à entreprendre allaient enfin faire émerger de nouvelles classes moyennes. (...) Vingt ans plus tard, le bilan de ces espérances dans les différents domaines (politique, économique, idéologique et relations internationales) est affligeant.(...) L’islamisme, sous ses différentes formes, est arrivé à apparaître comme le meilleur porte-parole des mécontentements et des exigences de changement, même parmi des groupes traditionnellement de gauche et laïques, comme les étudiants ».
« Si les voix laïques et islamistes font partie d’un même grand choeur exigeant la démocratisation, les uns chantent la mélodie d’un ordre social fondé sur le droit et sur les principes politiques modernes universellement admis, les autres psalmodient les principes d’un ordre politique fondé sur un ensemble de préceptes coraniques. Bref, les « réformes » infligées à notre région depuis quinze ou vingt ans - sous la pression de l’Occident - n’ont pas conduit sur ce chemin qui mènerait inexorablement de la libéralisation économique à la démocratie, en passant par la modernisation et la sécularisation. (...) L’Etat fait feu de tout bois, il crée ses propres médias, son propre simulacre d’une société civile. Il s’agit d’une mise en scène, d’une rationalisation limitée de l’ordre politique. L’Etat autoritaire n’a pas été transformé par la démocratisation, il s’est affublé de ses accessoires. On pourrait, par dérision, le nommer « autoritarisme 2.0 ». (3)
« (...) Les facteurs géopolitiques pèsent sur ces évolutions. (...) A partir de 2001, l’administration de M.George W.Bush a opté pour une nouvelle lecture du pacte avec la région : la priorité des Etats-Unis ne serait plus la stabilité, mais l’instauration de la démocratie, au besoin par la force. Cet abandon d’un vieux principe a effrayé nombre de régimes, mais l’opinion arabe l’a vite senti : cette ferveur démocratique n’était que le camouflage d’un programme d’interventions dans le seul intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Les régimes locaux ont vite appris à déchiffrer les déclarations contradictoires venues d’Occident et retrouvèrent leur confiance. Une façade démocratique allait leur suffire, à condition d’apporter leur pierre à la « guerre contre le terrorisme » et de ne pas s’opposer trop vigoureusement à l’hégémonie des Etats-Unis ni aux intérêts d’Israël.(3)
Le professeur Burhan Ghalioun( Sorbonne 1) , dans un premier livre, explique le malaise des masses arabes à la fois par des causes exogènes (les interférences multiples) et endogènes (la chape du pouvoir). Dans le monde moderne, écrit-il, en perpétuel changement, voué à la globalisation, à l’instabilité, à la confusion, à la pauvreté, à la présence de menaces multiples, les peuples cherchent dans leur patrimoine davantage des repères qui manquent, un sens de l’enracinement dans l’histoire des références, et un recours que des valeurs de piété. Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses : d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées à renoncer à leur religion et donc à leur identité. Ainsi, le débat politique s’est structuré en deux tendances principales : l’une, d’inspiration religieuse, que l’on peut appeler la tendance musulmane ou islamiste, et l’autre, à caractère séculier, que l’on peut qualifier de moderniste ou laïciste. A l’heure actuelle, alors que des désordres émergent, plusieurs questions resurgissent : quel rôle joue la religion dans la communauté nationale moderne ? Quelle place doit avoir l’État et quel rapport doit-il entretenir avec la religion ?...(3)
Le véritable mal dont souffrent les sociétés musulmanes ce n’est pas l’Islam mais la gestion politique. « L’absence de catéchisme dans l’Islam fait dépendre l’enseignement religieux du pouvoir politique. Or les politiques culturelles ne sont nulle part innocentes. Elles reflètent des stratégies de pouvoir et répondent aux conditions de la reproduction des systèmes de domination sociale. (...) La formation d’une pensée déstructurée, qui est aujourd’hui la règle, est le fruit d’une stratégie éducationnelle et au-delà, politique. Elle fait partie de cette même entreprise qui voue le reste de la population à la marginalisation et à la clochardisation. Ces politiques ne sont pas séparables de l’ensemble des mécanismes sociopolitiques du système en place qui sanctionne, l’honnêteté, l’esprit d’initiative et la créativité. Il favorise le clientélisme, l’hypocrisie et la soumission aux chefs. Bref, il faut chercher la clé de la conscience déstructurée, désorientée, désaxée, désemparée et déstabilisée qui tend trop à définir la conscience musulmane d’aujourd’hui dans l’assujettissement de tout savoir, de toute culture, de toute religion, de toute littérature, de tout enseignement à la stratégie du pouvoir. »(4)
Burhan Ghalioun ajoute à toute ces tares, que l’instrumentalisation de tous ces Etats arabes dont le « tout-sécuritaire » est l’unique raison d’être, font subir à la religion, d’une part (réduite au seul aspect de
« Quelle serait
Comment, en définitive, dépasser l’impasse majeure depuis l’échec du réformisme : l’angoisse de l’exclusion de l’histoire moderne et celle d’un abandon de valeurs et référents religieux et culturels, cette fameuse double errance dont souffre en particulier les Algériens ballotés entre une métropole moyen orientale qui a montré ses limites et qui instrumentalise la religion d’une façon rétrograde et un Occident tentateur qui ne fait pas dans le détail pour broyer les identités grâce à la puissance de ces « industries du plaisir » que « l’Unique » pour citer son errance, tente d’imiter en programmant à la fois Foursane el Kor’an et l’équivalent de
1.Alain Gresh. Musulmans du monde - Le Monde Diplomatique - 16 octobre 2009,
2.Alain Gresh : Que veulent les musulmans ? Le Monde Diplomatique - 1er avril 2008,
3.Hichem .Ben Abdallah - Les régimes arabes modernisent l’autoritarisme. Le Monde diplomatique. 04 2008
4.Burhan Ghalioun. Islam et politique. P.182. Editions
Réhabilitation du cadre de vie : L’Islam et la protection de l’environnement
L’Islam peut-il apporter des solutions radicales à la dégradation de l’environnement et contribuer, en même temps, au développement durable à travers l’initiation de projets d’investissement générateurs de richesse ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre des participants nationaux et étrangers, réunis en séminaire international tenu à Annaba mercredi et jeudi derniers au complexe touristique Sabri.
Le directeur de wilaya des affaires religieuses et Waqfs, Moussa Abdelaoui, a d’emblée estimé, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, que « la mosquée en tant qu’institution religieuse, sociale, culturelle et de solidarité, représente un pilier essentiel dans la société ». Associée à la mise en œuvre d’un programme d’amélioration de la gestion des déchets domestiques dans la ville d’Annaba, au titre de la coopération technique avec l’agence allemande GTZ, la mosquée, par le biais des imams, a démontré qu’elle demeure le lieu le plus approprié pour opérer des campagnes de sensibilisation destinées à atteindre des objectifs d’intérêt général. Même si les déchets domestiques ou autres dépôts de gravats sont encore visibles dans certains quartiers, voire dans les environs immédiats des mosquées, une nette amélioration du cadre de vie est néanmoins observée grâce à la sensibilisation des habitants par le biais des mosquées ou autres affichages appelant au civisme et au respect de l’hygiène du milieu. L’idée du discours religieux ayant un important impact sur la société, surtout en matière de sensibilisation sur des sujets comme la protection et la valorisation de l’environnement, a été longuement évoquée lors de cette rencontre par Mme Erler, la première secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Alger, chargée des affaires sociales et culturelles. Elle a abordé la réalité de la gestion des déchets domestiques dans la ville d’Annaba sur la base d’une évaluation sans complaisance pour proposer de nouvelles méthodes d’intervention basées principalement sur la communication entre divers partenaires de l’environnement à partir de l’école et de la mosquée. Par ailleurs, il a été suggéré la généralisation de l’expérience d’Annaba en matière de ramassage des ordures ménagères, avec le partenariat technique et matériel de GTZ, à d’autres villes du pays. Pas moins d’une dizaine de communications ont été programmées lors de cette rencontre, qui a eu le mérite de soulever la problématique de l’environnement et la nécessité de sa protection contre toutes les formes de dégradation. Les intervenants ont insisté sur la multiplication des campagnes de sensibilisation à partir des écoles et mosquées dans le but d’instaurer une culture du civisme et du bien-être, car la problématique de l’environnement se pose en termes de comportement des individus à l’origine d’agressions contre le milieu, a-t-il été souligné lors de ce séminaire international qui a été clôturé par le ministre des Affaires religieuses et Waqfs, Ghoulamallah Bouabdellah .
Le Watan
Une vidéo destinée à mettre en avant le rôle des immigrés marocains a été mise en ligne. Mais le vote en ligne qui l'accompagne a été pris d'assaut par les xénophobes.
Que se passerait-il si tous les Marocains quittaient les Pays-Bas ? C’est la question posée via une vidéo postée mardi sur YouTube par un groupe qui défend un point de vue différent de celui de la droite populiste sur l’apport des Marocains à la société néerlandaise.
Le film montre des maisons défoncées, des voitures en panne, des files d’attente aux stations de taxi, un Néerlandais à vélo devant se déplacer lui-même le matin pour aller chercher son journal, des fonctionnaires des services sociaux qui se tournent les pouces et de grands espaces vides dans les journaux, qui ne savent plus de quoi parler.
Intitulé Kop of Munt («la tête ou la queue»), le film a été diffusé sur le site Munt.nu. Le problème, c’est qu’il est accompagné d’un sondage qui s’est avéré éminemment contre-productif. En effet, si pas moins de 13 500 internautes ont répondu en une journée à la question «Que pensez-vous du départ des Marocains ?», une écrasante majorité d’entre eux, soit 71%, a coché la case «Bien, qu’ils s’en aillent !» Les responsables de Munt.nl, de jeunes Néerlando-Marocains qui veulent rester anonymes, se réjouissent quand même d’avoir relancé le débat sous un nouvel angle, tout en s’inspirant des méthodes de la droite populiste.
Geert Wilders, le leader du Parti de la liberté (PVV), auteur d’une vidéo anti-islam, s’est juré d’expulser tous les étrangers refusant de s’intégrer. Alors, face à son inexorable montée dans les sondages et sans riposte des grands partis politiques, la société civile néerlando-marocaine se mobilise. Un groupe de 38 organisations a publié mercredi un manifeste intitulé «Arrêtez la criminalité parmi les jeunes Marocains» afin que les Marocains des Pays-Bas cessent d’être montrés du doigt à cause de quelques délinquants.
Au total, 320 000 Marocains vivent aux Pays-Bas, représentant la seconde communauté d’immigrés après les Turcs. De son côté, Munt.nu pose désormais cette question: «Qui seront les prochains à partir ?» Une première réponse avec des statistiques nationales : 36% des hommes turcs et marocains de 15 à 65 ans, issus de la première et de la seconde génération, seraient prêts à quitter le territoire.
source http://www.liberation.fr/monde/0101599059-mauvais-coup-de-boomerang-pour-les-marocains-neerlandais
Une déclaration de guerre. Pour une partie de la société égyptienne, c'est ainsi qu'a été perçue la décision du cheikh d'al-Azhar, Mohammed Tantaoui, de contraindre une fillette de 12 ans à retirer son niqab lors d'une récente inspection d'une école. Depuis, la polémique fait rage entre opposants et partisans du voile intégral. Peu répandu il y a une dizaine d'années, le niqab s'est banalisé sous l'influence, notamment, des travailleurs égyptiens rentrant du Golfe imprégnés des valeurs wahhabites saoudiennes, mais aussi du boom des chaînes satellitaires religieuses, en particulier salafistes. Selon une étude officielle publiée l'été dernier, près de deux Égyptiennes sur dix le porteraient désormais, surtout dans les campagnes.
L'État égyptien, qui a d'abord laissé faire, semble décidé à s'attaquer au signe extérieur le plus visible d'une certaine radicalisation de la société. Après plusieurs escarmouches dans les cités universitaires ou les hôpitaux publics, il a donc envoyé au feu le cheikh d'al-Azhar, dont l'institution, la plus prestigieuse du monde sunnite, se veut la vitrine d'un islam modéré, mais dont le crédit personnel pâtit d'être nommé par le président de la République. «Le port du niqab en présence de femmes est un genre de rigorisme rejeté par la charia islamique», a affirmé le grand imam, précisant que son interdiction se limiterait aux établissements d'al-Azhar «réservés aux filles et où l'enseignement est assuré par des femmes». Il reste donc autorisé dans les écoles mixtes.
En avançant l'argument religieux, l'État sait qu'il s'aventure en terrain dangereux. En 2007, le Tribunal administratif suprême a en effet désavoué l'université américaine du Caire, qui avait fermé ses portes aux monaqqabates ( porteuses du voile intégral). Dans un verdict alambiqué, la justice a estimé que le niqab n'était certes pas une obligation religieuse, mais que son port étant permis, il n'était pas possible de l'interdire… Ce qui n'a pas dissuadé le ministre de l'Enseignement supérieur d'emboîter le pas du cheikh d'al-Azhar en bannissant à son tour par décret le niqab des cités universitaires. Alors que des dizaines de monaqqabates manifestaient contre cette décision, notamment à l'université du Caire, les Frères musulmans ont demandé le retrait du décret et le renvoi du cheikh d'al-Azhar. «Le niqab est une vertu, comment peut-on condamner la vertu ?», a argumenté Hamdi Hassan, porte-parole de la confrérie au Parlement.
Les islamistes ont reçu sur ce terrain des soutiens inhabituels, notamment d'organisations des droits de l'homme et même d'éditorialistes de la presse de gauche, qui ont contesté l'interdiction au nom de la «liberté personnelle».
«C'est une violation flagrante de la liberté de croyance. Le cheikh d'al-Azhar peut dire aux musulmans s'il existe ou non un lien entre le niqab et l'islam, mais il n'a pas le droit de dire aux gens comment s'habiller», a ainsi estimé l'activiste des droits de l'homme Hossam Bahgat.
Face à la résistance d'une société de plus en plus conservatrice, les autorités égyptiennes cherchent encore la meilleure façon de traiter le problème. En février, le ministre de la Santé, Hatem el-Gabali, a ainsi brandi l'argument hygiéniste pour tenter d'interdire par décret le port du voile intégral dans les hôpitaux publics, où plus du tiers des infirmières auraient déjà opté pour cet «uniforme». «Le port du niqab et des gants ne permet pas de préserver l'hygiène car les infirmières ne stérilisent pas les gants après chaque contact avec les malades», a justifié le ministre. L'argument nationaliste a aussi été avancé, notamment par la presse gouvernementale, qui a fustigé une «pratique importée, contraire aux valeurs égyptiennes». Modèle du genre, le journal Rose al-Youssef a même affirmé que Le Caire ressemblait de plus en plus à Tora Bora, la région qui servit de refuge aux talibans et à Oussama Ben Laden au début de la guerre en Afghanistan.
Mais c'est surtout l'argument sécuritaire qui est mis en avant. Les autorités ont affirmé à de nombreuses reprises que le niqab avait servi à perpétrer des attentats, notamment près de la citadelle du Caire en 2005, et divers actes criminels. La semaine dernière, la ministre de la Famille et de la Population, Moushira Khattab, une proche de la première dame, Suzanne Moubarak, a ajouté à cette liste l'immoralité en stigmatisant des cas où des hommes se seraient dissimulés sous un niqab pour entrer dans des bâtiments réservés aux femmes… Entre vice et vertu, le débat est loin d'être tranché.
23.10.09| | Le chef du parti d'extrême droite BNP a accusé vendredi la BBC d'avoir organisé son "lynchage" lors d'un débat la veille, au cours duquel il a été pressé de questions sur ses positions controversées sur l'islam ou l'immigration. Nick Griffin, chef du British National Party et député européen, a été interrogé pendant une heure, dans le cadre de l'émission politique "Question Time" à laquelle il participait pour la première fois, aux côtés de quatre autres personnalités. L'essentiel des questions des spectateurs ont porté sur les vues de M. Griffin sur des sujets comme l'immigration, l'islam, l'Holocauste ou l'homosexualité. Selon lui, l'assistance, souvent hostile, a fait l'objet d'un "nettoyage ethnique" écartant les blancs. "Le public britannique est effaré par le parti pris affiché par la BBC, par le venin de la classe politique, par toute cette injustice", a-t-il estimé vendredi lors d'une conférence de presse. "Ce n'était pas le +Question Time+ habituel, c'était un lynchage populaire", a-t-il ajouté, réclamant la tenue d'un nouveau débat. Quelque 500 personnes avaient manifesté à l'extérieur de la BBC jeudi pendant l'enregistrement de l'émission, au coeur d'une vive polémique depuis plusieurs jours. Le débat a été suivi par quelque huit millions de téléspectateurs, contre deux à trois millions habituellement, a annoncé la radio-télévision publique. M. Griffin a indiqué qu'il allait formellement protester auprès de la BBC. "Les gens voulaient m'entendre sur des sujets comme la grève de la poste. Une ou deux questions sur l'homme méchant que je suis, d'accord, mais toute l'émission, c'était absurde. Refaisons-le mais correctement cette fois", a-t-il plaidé. Nick Griffin, très nerveux et sur la défensive lors du débat, a attaqué l'immigration de masse ou la religion musulmane, éludant les questions sur d'anciennes déclarations où il niait l'Holocauste. "Je ne suis pas un nazi, je ne l'ai jamais été", a-t-il affirmé. La BBC s'est défendue de tout parti pris. "L'ordre du jour du programme a été déterminé par les questions de l'assistance", a déclaré le directeur général adjoint, Mark Byford. "La BBC a rempli son devoir d'impartialité en l'invitant à cette émission". |

Autant en rire. C’est le choix stratégique des militants genevois de la Coordination contre l’exclusion et la xénophobie. Après s’être adressés à divers dessinateurs pour qu’ils conçoivent une affiche au service de leur cause, ils ont retenu un Valaisan, Ambroise Héritier. On ne sait si cela a inspiré ce jeune artiste aux multiples talents. Toujours est-il qu’il habite à Savièse, comme Oskar Freysinger.
Hier, précisément, cet autre Saviésan a tenu conférence de presse avec divers élus de l’UDC nationale pour dévoiler leur réplique à la censure appliquée par plusieurs villes à l’affiche qui fait scandale: celle où l’on voit une ombre voilée et des minarets plantés sur un drapeau suisse. L’affiche de rechange ne conserve que l’étendard, couvert du sceau de la censure. Elle sera placardée partout où la précédente est interdite. La campagne de l’UDC redouble ainsi dans le registre sombre et martial.
Tout le contraire de l’affiche colorée imaginée par Ambroise Héritier. Elle ne vise d’ailleurs pas l’initiative antiminarets en particulier, mais l’usage du bouc émissaire sur lequel l’UDC fonde ses campagnes successives: les profiteurs de l’assistance en rats, les ressortissants de l’Est en corbeaux, les criminels étrangers en moutons…
Les adversaires de la xénophobie ont de l’humour, mais peu de moyens. Et peu de temps avant le 29 novembre, date de la votation fédérale sur l’initiative «Contre la construction de minarets». Les Genevois ont donc mis leur affiche à disposition. Les Vaudois du Mouvement de lutte contre le racisme y recourront, sans savoir encore s’ils pourront financer un format mondial. D’autres associations romandes seraient intéressées, mais manquent aussi de sous, les tirages, même en A3, étant à leur charge.